Une intellectualisation à renouveler: entre suppositio et référence, de l'Aristoteles latinus jusqu'au LTB

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Abstract

[Fr:]Si le processus d’ “intellectualisation”, énoncé par Havránek, se manifeste spontanément dans tous les milieux linguistiques, il est évident que la comparaison entre des langues différentes à des époques différentes peut donner lieu à des résultats différents de ce processus, même lorsqu’on est en présence d’exigences intellectuelles constantes ou en tout cas réémergentes. Notre intention est donc, en premier lieu, d’identifier à quelle exigence d’intellectualisation a pu correspondre l’institution de la locution supponere pro et des termes qui lui sont corrélés suppositum et suppositio en latin philosophique médiéval, en montrant l’usage et les fonctions de ces éléments, attestés en particulier dans les textes de Petrus Hispanus (1220-1277), de Guillaume d’Ockham (1288-1349) et de Jean Buridan (1290 ca. – 1358 ca.). Cependant, pour approfondir un examen linguistique à l’âge des corpus informatisés, nous nous servirons des ressources linguistiques en plein développement relatives au latin philosophique de Thomas d’Aquin (1125-1274) : l’Index Thomisticus, l’Index Thomisticus Treebank avec l’annotation morphosyntaxique et sémantique qui y est liée (tectogrammaticale) et le Latin Valency Lexicon, en cours d’élaboration. Cette focalisation sur un auteur comme Thomas d’Aquin, qui écrit en plein XIIIe siècle, sans pourtant se concentrer de façon particulière sur des thèmes de sémantique référentielle, pourra également expliquer comment, dans une certaine mesure, l’emploi d’un mot qui est sur le point de devenir technique (composé par une préposition-clef pour le lexique philosophique comme sub- avec un formant hautement productif dans le lexique logico-linguistique comme –ponere / -positio) est devenu normatif et atteste d’une codification terminologique. Enfin, à l’âge de la communication par les nouvelles technologies, et même simplement de la communication de la culture d’un passé lointain jusqu’à aujourd’hui, se pose le problème de la manière d’expliquer le fait que le processus d’intellectualisation d’il y a huit siècles ne se soit jamais arrêté, et qu’il ait trouvé dans des environnements différents, tant sur le plan linguistique que culturel, des solutions différentes : de « désigner », « dénoter » à « se référer à », sans oublier les liens avec le fait de « présupposer ». Se priver de la possibilité de mettre en corrélation des moyens expressifs différents avec des objectifs communicatifs partagés et convergents signifie fragmenter le parcours qui, de la documentation historico-culturelle et scientifique qui nous parvient du passé, atteint le présent, et en entraver une compréhension effective. Au contraire, assurer cette compréhension effective est le but du LTB (Lessico Tomistico Biculturale) en projet : cette contribution entend en donner un premier aperçu et constitue ainsi une « première note en bas de page ».
Titolo tradotto del contributo[Autom. eng. transl.] An intellectualization to be renewed: between suppositio and reference, from Aristotle Latinus to the LTB
Lingua originaleFrench
Titolo della pubblicazione ospiteUsage, norme et codification. De la diversité des situations à l'utilisation du numérique
EditorC Feuillard
Pagine33-44
Numero di pagine12
Volume2017
Stato di pubblicazionePubblicato - 2017

Serie di pubblicazioni

NomeThéorie et Description linguistique

Keywords

  • Aristoteles latinus
  • codification
  • corpus informatisé
  • intellectualisation
  • suppositio
  • sémantique référentielle
  • terminologie philosophique
  • traduction

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